L’AFRIQUE PROMISE
L’AFRIQUE PROMISE
Y'a t-il une seule raison de continuer à développer un rêve sur l'Afrique et d'en faire un mouvement qui fait le choix de travailler à un avenir avec espérance de l'Afrique? Elle ne peut-être trouvée que dans cette conclusion provisoire à laquelle nous sommes parvenus :Nous n’avons pas à développer l’Afrique, nous avons à être responsable devant l’Afrique. Ce n’est pas le développement de l’Afrique que nous devons chercher mais, la réparation des préjudices qu'Africains et Occidentaux nous avons fait subir et continuons à faire subir à l’Afrique.
Quand, en effet, les trois cents invités ont littéralement envahi le pont Alexandre III habillé par l’art africain à quelques mètres du parlement, les Amis d’Initiatives AFRICAINES, de FENETRE SUR et des Gardiens du pont se sont senti récompensés de durs nuits et jours de travail. C’était le 1er juin 2007 de 19 heures à 23 heures l’AMBASSADEUR du SENEGAL à l’UNESCO était là, des directeurs de musées, des chefs industriels, des professeurs d’universités, des avocats et d’autres encore étaient venus saluer l’évènement unique en cette période d’élection présidentielle, puis d’élection législative.L’Afrique était présente, par ses artistes, ses musiciens, ses intellectuels, par ses entrepreneurs, mais également par ces femmes, hommes et enfantd d'Occident, Africains de coeur.
Le pont d’Alexandre trait d’union entre partie de la même ville de Paris, devenait le pont qui comble le fossé entre l’Afrique et l’occident. Ce pont allait faire des merveilles.
I. D’INSULARITE EN INSULARITE.
Par cette soirée inaugurale, le brassage et les échanges démontrait avec étonnement que nous avons tous une part inavouée de l'Afrique en chacun de nous. Insulaires de part le monde, nous avons en l'Afrique la seule terre de liberté qui nous reste et que nous nous évertuons à ruiner.Cette libre et responsable fraternité nous a permis d'écrire une feuille de route où dans des ateliers animés avec l’esprit réseautique nous avons résolu de vivre autrement notre relation à l'Afrique.
Il devenait urgent d'abonder le fond social, spirituel, économique financier et politique capable de servir de véritables leviers pour un véritable sursaut de réparation de l’Afrique.Au lieu de poser en termes polémiques la question sur l’avenir des relations entre l’Afrique et l’Europe, nous avons choisi de laisser hommes, femmes et enfants de tout horizon venir au pont et voir la puissance irréductible de la création et de la créativité africaines.Là où la politique avait son monopole d’échafauder des plans de développement sans avenir nous avons invité l’homme à révéler son visage d' humain en allant à la rencontre de l’autre.Là où les systèmes piègeaient l’action, nous avons invité l’homme à reprendre ancrage dans la vie antérieure où l’amenait l’interpellation des œuvres d’artistes talentueux comme Malam, Arno, Philippe… afin d’oser entrer dans la Grande Histoire où l'Amour élimine toutes nos peurs ancestrales et nos prétentions contemporaines égoïstes.
Là où la politique n’était plus que de la politique (l'art du mensonge), nous avons invité à l'inauguration de la politique humaine qui libère d’une vielle servitude de l’esprit et du corps pour entrer dans la marche définitive et pleine de sens qui fait entrer dans l’Afrique promise. Comme on s’y attendait peu, les fruits de ces défis des vingt jours sur l’Afrique en plein Paris a dépassé la promesse des fleurs de la séance inaugurale.
Sans discontinuer, le flot des visiteurs, des familles a encoouragé l'équipe du pont. Des élus politiques sont passés. Des étudiants de l’Universités de Californie (U.S.A) conduits par le professeur MUTOMBO sont venus sous le pont découvrir une Afrique vivante sous l'exposé de Marie-Laure dont la charte écrite il y a quelques annéeés est encore d'une actualité visionnaire.
Toute cette expérience continue à montrer qu’on a tort d’ignorer l’Afrique.
L’Afrique n’est pas le passé, mais le futur du monde.
Les artistes se sont chargés de nous l'enseigner. Ils ont organisé individuellement ou en groupe des soirées privées. En expliquant leur art, ils nous ont expliqué leur vue sur l'Afrique et leur vision du monde.
Chaque artiste a su nous tenir par son regard et nous introduire dans l’incroyable compréhension de l’autre. L' inaccessible nous l'avons atteint par la beauté et la puissance de l' art.
Plus qu’un simple sentiment l’art est pouvoir qui, une fois expliqué, met l’initié en position de précéder l’aurore.
Par l’art qu’on voudrait trouver épars et sans consistance, le pont Alexandre III, est en train de d’ouvrir à l’homme qui a peur d’aimer l’autre un ancrage des insularités d’où nous sommes les natifs tous Africains, comme Occidentaux.
N'est-ce pas à cause du miracle de cet ancrage d’insularités en insularités, où s'éveillent les énergies fraternelles que sans pudeur le Français, Patrick Brunie a pu dire en humain : « Etrangers ne nous laissez pas seuls entre Français »!
Une telle parole symbolise les promesses de fraternité qui dépassent ceux de l’or noir qui fait courir tant d’homme d'homme avide de richesse d'un hémisphère et fait couler tant de sang des hommes que les premiers piètinent dans l’autre hémisphère.
II. Remettre à l’endroit les règles du jeu faussé.
Cette brassée humaine inattendue entre la culée gauche du pont Alexandre III et l’Afrique est une promesse artistique mais aussi un défi politique majeur. Quand la cantatrice Yann Mareine, chante l'Afrique et la diaspora des profondeurs, la cinéaste Rahmatou KHEITA raconte la vie de la première actrice Nigérienne, qui a fini oubliée dans la solitude! L'Africain appris à oublier l'autre Africain pour gravir les marches d'une gloire éphémère qui ruine. Pourtant à travers, cette artiste c'est bien au berceau du cinéma africain qu'on touche! La beauté de tous ces arts est une des plus belles revendications sur la nécessité de faire exister en plein Paris une Maison de la culture de l’Afrique Universel. Le sait-on, l'Afrique n'a pas à Paris où reposer sa tête!
Depuis des années nos grands Aînés, SENGHOR et Aimé CESAIRE, on fait l'inventaire de la négritude, le temps est venu sans doute à partir d'INITIATIVES AFRICAINES d' écrire une nouvelle page de la conquête des grands fonds occidentaux par l’Afrique à partir de l’art pour marcher vraiment à la rencontre de la femme et de l'homme de l'hémisphère nord débarrassé du carcan des systèmes.
En quelques semaines, le pont a atteint son plateau où l’art a fait mûrir la réflexion sur des sujets bien ciblés : la nouvelle coopération et la femme africaine en diaspora et en Afrique.La nouvelle coopération est apparue comme un sujet à explorer au long cours pour déboucher sur un colloque en fin d’année 2007 ou en début d’année 2008.
Dans ce premier entretien, M. MAMADOU DIA journaliste s’est étonné que la France soit encore raciste envers l’Africain, malgré la richesse de son histoire. Le professeur MUTOMBO a pu rendre compte de son expérience américaine et faire la comparaison entre la manière dont la France gère les Africains diplômés des universités françaises et la politique américaines ou canadienne à l’endroit des mêmes Africains.
L’après - midi, Madame le Pasteur LOUSSAKOU Bernadette et Monsieur BOURDUN Michel ont pu exposer un exemple type de cette nouvelle coopération. Elle consiste en la mise en relation en dehors des superstructures étatiques des entrepreneurs d’Afrique qui débutent avec des industriels occidentaux honnêtes et capables de se rappeller leurs débuts difficiles en vue d’établir un partenariat fondé sur l’accompagnement et une charte éthique.Monsieur Charles AGOEH , président et co-fondateur d'écolab a présenté un programme de travail qui rend responsable et maître des technologies les porteurs de projets.
La qualité du débat qui en a survie a mis en évidence les idéologies qui s’attachent aux programmes de développement insusceptibles de produire le développement durable tant attendu voici plus d’un demi siècle à présent.
L’Africain écarté, son patrimoine matériel et immatériel piétinés sert de faire valoir.Sa présence sert à générer des fonds qui enrichissent les fameux experts du développement : pompe à argent dont l’Afrique ne connaît point la couleur.
Le temps de réajustement est arrivé. C’est le message à retenir de la journée de la femme animé avec brio par la journaliste Mademoiselle Stevyne NZAMBA. Elle a interviewé en direct Madame LOUSSAKOU Africaine qui est née et a grandi en Afrique pour mesurer la différence intergénérationnelle avec les jeunes Africaines, comme elles qui sont nées et ont grandi en France. Cette mesure de la distance et en même temps de la proximité générationnelle donne des marques à la jeune génération afin que l'intégration ne soit plus synonyme de la dissolution.
L’interview de la Princesse a éveillé la conscience du public sur la question de DARFOUR. Son histoire propre se fond avec la souffrance de son peupl,.ce peuple qui connaît le génocide.
Se battre pour sauver le DARFOUR est donc un engagement rempli de significations. Cet engagement est aussi un fort cri poussé pour sauver l’Afrique qu’on étrangle de génocides en génocides sous les yeux habitués à la souffrance des Africains déshumanisés.Madame NDOULOU Michelle, la nouvelle vedette de la chanson africaine a parlé de cette Afrique complexe qui allie héroïquement vie de diaspora, vie de famille et vie d’artiste de la chanson qui demande un si grand don de soi.
Le témoignage du grand mannequin Camerounais montre le dur chemin de la réussite en France. Cet également ce que l’on retient du travail de la cinéaste Rhamatou KEITA. Les Africains ont pu ouvertement dire, sans amertume, comme il est si difficile de réussir en Occident, alors que les Occidentaux s’installent et prospèrent sans grands obstacles en Afrique.
Au temps de grandes frilosités nationales, ces temoignages font réfléchir les Africains qui doivent apprendre à developper leur puissance en réseaux solidaires.
La France aussi pourrait s'interroger et entrer en dialogue avec cette diaspora qui est quelquefois mal jugée. Mais la France n’est pas la seule en cause tout l’Occident pourrait constater que cette absence de réciprocité dans les conditions d’entrée, d’installation de vie fausse les règles du jeu dans la coopération avec l’Afrique.
Bref, unanimement les participants aux ateliers d’étude ont conclu au rejet des thèses du développement car l’Afrique existe dans sa dimension continentale dont la superficie englobe l’union Européenne, les Etats - Unis d’Amérique, l’inde comme dans sa dimension de diaspora qui à semé sur les terres occidentales de son savoir faire et de son savoir être.Cette Afrique qui existe n’a pas besoin d’être développé mais elle réclame des hommes des femmes et des enfants responsables qui s’unissent et se lèvent pour reconstruire où la main d'homme à ruiner.
Points de salut sans unité et volonté inébranlable de se lever pour construire ensemble. La liberté acquise ne sera confirmée que par la marche exigeante et longue vers la reconnaissance de l’Africain par l’autre Africain aussi bien du continent que de la diaspora. La haine n’a jamais conduit un peuple qu’à sa propre mort : peuple divisé contre lui-même va a sa perte. L’exode Africain n’hésitons pas à l’entreprendre.
Il nous faut avancer vers l’Afrique promise. Qu'elle nous regarde ou non l ’Afrique blessée nous regarde tous autant que nous sommes, Occidentaux et Africains arrêtons de continuer à à sa mort. Cessons de parler du developpement et reparons ce que nous avons détruit. Au lieu du développement, c’est à la réparation, en effet, qu’appellent les dommages causés à cette Afrique. Réparer est une œuvre plus pleine de responsabilité plus belle que développer. Mais réparer est aussi également une œuvre solidairemnent humaine car un seul doigt ne peut jamais arriver à laver tout le visage.
Venez donc levons - nous, bâtissons ensemble et réparons l’Afrique que délibérément nous avons détruit au long cours.
L’entrée dans l’Afrique promise est possible oui, mais elle l'est au prix de l’unité et de la réparation des préjudices causés à l’Afrique par des Occidentaux et des Africains. Il n'est pas trop tard.
Pasteur Dominique KOUNKOU,
Président INITIATIVES AFRICAINES
Maître Dominique KOUNKOU
Docteur en Droit International Public
Avocat à la Cour
Barreau de Paris
CABINET KOUNKOU
90 Rue Boileau
75016 Paris
France
Tél/Fax: +33145257214
Mobile: +33683753963
Emails:dominique-kounkou@orange.fr
Assistante : Michelle KOUNKOU

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