Vie de la Terre

Je vise le dialogue qui donne la joie du Ciel sur la Terre : un engagement résolu à ne pas laisser les droits de l'Homme impunément violés. Combat pour l'intelligence et la Vie, pour la foi et le refus des dictatures. L’Etat est aussi vrai que l’Homme est dans la vérité. Et l'Homme ne vit pas d'Etat seulement, mais aussi de toute parole qui sort de la religion. Veiller à être simplement homme, femme, enfant. Une vision à transmettre de notre vie sur la Terre.

26 décembre 2007

Merci MARIE

A partir 8 décembre, il ne fait pas bon de prendre un train à Lyon. J'en ai fait les frais. Venant de Paris, je me rendais à un colloque à Montpellier le 9 décembre 2007. Je m'arrêtai à Lyon un moment avec l'idée de continuer mon voyage le soir. Impossible d'avoir un train. J'ai dû me contenter du premier train le matin. La faute à qui? La faute à Marie! En fait je plaisante . Mais juste un peu!


Car, le 8 décembre, il fait beau de vivre à Lyon et sur les collines du Mont Lyonnais. On voit toutes les fênêtres éclairées par des lumignons qui donnent à cette ville et à sa banlieue une image inespérée de la cité lumineuse dont la splendeur vient d'un fait réligieux notoire : la ville dit merci à Marie depuis les années 1800.


En pleine gare, je lis une belle affiche qui oblige le voyageur même celui qui est furieux de n'avoir point pris son train à dire : "Merci Marie"! Je l'ai lu. En fait je l'ai dit. Je ne le regrette pas. Puisque cet acte m'a donné une manière de mésurer la difficulté de la laïcité à la française. A force de mettre dans un rooting purement privé, le sentiment religieux et même la pratique collective de la réligion du peuple et de la republique, elle est passée à côté de la vraie vie religieuse de la nation.


J'en suis arrivé à me demander s'il n'est pas nécessaire de creer un indice de la pratique religieuse necessaire dans le developpement humain. Ce qui s'observe dans de telles circonstances c'est l'opacité de l'analyse intellectuelle. Elle est obligée de vîte amortir les pratiques religieuses collectives pour en arriver à valider une republique sans Dieu. Or les écarts entre ces pratiques et les discours du déchantement du religieux obligent à ne voir en la laïcité que la capacité de tolérance des pratiques religieuses dans la sphère publique, mais non l'absence du religieux dans la sphère publique.


Pour repositionner cette religion dans la sphère publique, il nous faut avoir une capacity building nouvelle. Ouvrir les yeux sur l'existant, c'est ouvrir la société à la vie par la connaissance qui libère.


Ainsi, ceux qui doivent penser la laïcité de demain sauront enfin ce qu'ils décident. Comment y arriver, sinon en analysant quelles sont les ressources religieuses dont a besoin l'humain pour son developpement et de quelles ressources religieuses le pays dispose déjà afin de les mettre en compétition avec les propositions transfrontalières.
On y parviendra jamais si on ne prend pas au sérieux le religieux dans le developpement humain. La prise en compte et en charge de la ressource religieuse est cruciale pour que la politique et la science soient au sevice de l'humain qui sait dire : Merci Marie!